Comment êtes-vous entré dans la magie ? À quand remonte votre premier déclic ?
Depuis mon enfance, j’ai toujours adoré la magie, mais je ne savais pas comment l’étudier ni par où commencer. Un jour, à douze ans, je suis tombé sur une vidéo en ligne qui expliquait un tour de magie, et c’est là que tout a commencé. À partir de ce moment, ma curiosité n’a cessé de croître. J’ai commencé à m’entraîner, à chercher de nouveaux tours, et peu à peu, la magie est devenue une part importante de ma vie.

Quelles sont les personnes ou les opportunités qui vous ont aidé. À l’inverse, un évènement vous a-t-il freiné ?
J’ai bénéficié du soutien de nombreuses personnes tout au long de mon parcours artistique, et je suis convaincue que j’en rencontrerai encore beaucoup d’autres. J’essaie d’apprendre de chacun, car chaque rencontre est marquante. Cependant, deux noms ont été essentiels à mon évolution : Alexsander De Bastiani, alias Shezan, et Andrea Rizzolini. Ce sont deux grands artistes qui m’ont beaucoup aidé et qui ont joué un rôle important dans mon parcours.

Quels sont vos domaines de compétence ? Dans quelles conditions travaillez-vous ?
Je suis spécialisée dans la manipulation et je me produis généralement au théâtre. Je suis ravie de pouvoir partager ma magie avec le monde entier et de la faire découvrir à différentes cultures. Actuellement, je travaille sur de nouveaux projets qui sortent du cadre théâtral, car j’aime sortir de ma zone de confort et me lancer des défis. L’avenir nous dira ce qu’il me réserve.


Quelles sont les prestations de magiciens ou d’artistes qui vous ont marqué ? Quelles sont vos influences artistiques ?
De nombreux magiciens m’ont inspiré et influencé tout au long de mon parcours, notamment Silvan, Hector Mancha, Lukas et bien d’autres. Cependant, je ne puisse pas mon inspiration uniquement dans le monde de la magie : je suis également influencé par l’art, la musique, le cinéma, le théâtre et tout ce qui peut stimuler l’imagination. Je crois qu’il est important d’étudier différentes formes artistiques, car elles contribuent à élargir notre vision des choses. Plus nos références sont nombreuses, plus notre magie devient personnelle, riche et authentique.
Quels sont les styles de magie qui vous attirent ?
Je suis attiré par un style de magie que j’aime qualifier de « cinématographique », car il donne à l’effet magique des allures d’effet spécial. La grande différence réside dans le fait qu’il ne se déroule pas sur un écran, mais en direct, sous les yeux ébahis du spectateur. Je suis fasciné par l’idée de créer des images fortes, des moments visuels et des atmosphères capables de laisser une trace indélébile, à l’instar du cinéma.


Quels conseils et quels chemins recommander à un(e) magicien(ne) débutant(e) ?
Je conseillerais de commencer par les bases et de prendre son temps. Il vaut mieux apprendre quelques tours et les maîtriser, en se concentrant sur la technique, la présentation et la relation avec le public. La magie ne se résume pas au tour ; c’est l’expérience que vous offrez au spectateur qui est le plus important.
Quel regard portez-vous sur la magie actuelle ?
La magie évolue beaucoup, principalement à cause des réseaux sociaux. Il y a quelques années, l’image de l’illusionniste fonctionnait car le public pouvait croire que le magicien possédait des « super-pouvoirs ». Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, cette idée a largement disparu et est bien plus difficile à maintenir. Actuellement, pour être illusionniste, il faut savoir communiquer et toucher le public. Que celui-ci connaisse ou non le secret devient secondaire. Honnêtement, je préfère cette approche, car je n’ai jamais apprécié les magiciens ou les mentalistes qui prétendent avoir des pouvoirs spéciaux. Notre métier est de créer des illusions, pas de faire semblant d’être ce que nous ne sommes pas.
Quelle est l´importance de la culture dans l´approche de la magie ?
La culture est fondamentale car la magie est interprétée différemment selon le public. Un geste, un symbole ou une histoire peuvent revêtir des significations diverses selon le contexte social, ethnique ou religieux. C’est pourquoi un magicien doit savoir écouter et adapter son langage, afin de susciter l’émerveillement de manière respectueuse et compréhensible pour les spectateurs.


Vos hobbies en dehors de la magie ?
Outre la magie, j’aime beaucoup aller à la salle de sport, car cela m’aide à rester discipliné, concentré et équilibré. Une autre de mes grandes passions est le voyage : j’adore découvrir de nouvelles cultures, expérimenter différents modes de vie et, heureusement, mon travail me permet souvent de satisfaire ce désir.
Interview réalisée en mai 2026. Crédits photos – Documents – Copyrights avec autorisation : Sebastian Konopik / Maf Studio / Masters of Magic / Francesco Della Bona. Tous les documents et archives sont proposés sauf avis contraire des ayants droit, et dans ce cas seraient retirés.