Le capitaine Anaël, scientifique et aventurier des océans, nous accueille à bord de son sous-marin d’exploration l’Odys, accompagné de son second Corantin, en scaphandrier. Leur but est de préserver les fonds marins, ce qui ne les empêchent pas de ramener certains « cadeaux » pour leurs amis océanologues, comme cette anémone hybride dont le parfum ne dure jamais longtemps (bouquet de fleurs artificielles sur un guéridon qui disparait). Le capitaine voyage avec des classiques de la littérature comme Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Vernes, dont des tentacules jaillissent des pages du livre comme un pop-up en volume.



Vient la visite du sous-marin avec ses différentes zones et commandes. Le capitaine ouvre l’écoutille et en sort un gros poisson avec un hameçon. Il explique ensuite le système du ballast, réservoir d’eau de grande contenance destiné à être rempli ou vidangé d’eau de mer afin d’optimiser la navigation. Grace à un dessin à la craie sur une ardoise, un verre de lait se vide à distance et rempli le ballast en blanc. Ensuite, Anaël cherche une carte du monde pour identifier la fosse des Mariannes, située dans l’océan pacifique. Il trouve des morceaux de cartes qu’il va reconstituer (Journal déchiré et raccommodé). Il invite dans son vaisseau un jeune explorateur et lui montre des trouvailles maritimes dont un coquillage harmonica et des éponges de mer (routine de balles éponge). Ces dernières passent à travers la matière (d’une main à l’autre et à travers un ballon transparent) et finissent par se multiplier sur un plateau.



Corantin, revient à bord du sous-marin par l’écoutille avec sa tenue de plongeur. Il parle le langage animalier et a la capacité de communiquer avec les différentes espèces marines (ventriloquie d’Anaël). Ils actionnent ensemble le levier pour descendre dans les profondeurs mais soudain un problème technique survient et le sous-marin se précipite rapidement au fond de l’océan. Le capitaine actionne alors un dépressurisateur qui rend l’appareil plus léger. On voit une éponge de mer qui lévite (lévitation Kellar) et c’est ensuite autour du capitaine de quitter le sol (lévitation des deux pieds sous couvert d’une couverture).
Arrivé au fond de la fosse des Mariannes, Anaël et Corantin consultent le guide de survie du sous-marinier avec l’aide de Bruno le cachalot. Un deuxième explorateur vient assister le capitaine dans une expérience de miniaturisation qui pourrait sauver l’équipage et les faire remonter à la surface. Avec le pistolet « Réduc 2000 » on peut réduire n’importe quoi, comme une cassette audio (prise d’un radiocassette) mise dans un bocal et qui en ressort minuscule. Le pistolet est ensuite dirigé vers le poste radiocassette qui (sous couvert d’une couverture) réduit d’échelle.


Cette technologie étant trop dangereuse et irréversible, le capitaine et Corantin décident de changer de stratégie en fabriquant un carburant bio pour remonter à la surface grâce à différents détritus (un pot de yaourt, un emballage de jambon, une paille, une bouteille en verre) et une valise de distillerie. Un troisième explorateur aide le capitaine dans cette fabrication et donne en plus une de ses chaussures. Le tout est placé dans la valise et grâce à une télécommande le processus de fusion commence (on voit de la fumée s’échapper). La valise est ouverte et une pâte visqueuse en ressort, tout les objets ont fondu et réduit, même la chaussure de l’enfant (la valide est montrée vide). La chaussure sera finalement retrouvée à sa taille normale dans un carton à l’écart. Grâce à ce biocarburant, la lumière verte se rallume et le sous-marin remonte à la surface, accompagné de Bruno le cachalot et sa famille. Corantin révèle que cet incident a été provoqué par une carotte coincée dans l’hélice du sous-marin ! Il se met à chanter et raconter n’importe quoi, c’est « l’ivresse des profondeurs » (ventriloquie d’ Anaël). Finalement l’expédition se termine bien grâce à une communauté de soutien.

Avec cette quatrième création pour jeune public (après La nuit magique d’Anaël, Docteur Anaël et Mister Corantin, et Du sirop pour Matou), Anaël Meunier revient à une forme plus légère que sa précédente création et explore les fonds marins avec une histoire écologique sur la biodiversité en convoquant tout un imaginaire lié aux explorateurs et navigateurs. Comme toutes les premières représentations, des ajustements sont nécessaires (pour certains accessoires, éléments de décor et quelques transitions) mais l’essentiel est en place et le bon accueil du public au rendez-vous ; mission réussit capitaine !
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